
Quatre. 2024
Devant vous se déploie une toile plastique et profonde, où la place Masséna à Nice est représentée avec des formes et des entrelacements singuliers, offrant une interprétation inattendue, riche en symbolisme et en détails inhabituels.
La sculpture d’Apollon, située à droite, a perdu l’auriculaire de sa main gauche — une conséquence réelle des facéties des touristes, que l’artiste a transformée en un symbole de la vulnérabilité d’une perfection ironique. À ses pieds se trouve le tramway n°1, emblématique de la place, qui lie la trame mythologique au rythme urbain contemporain.
Autour d’Apollon se tiennent sept penseurs dorés, assis sur des perches enroulées dans une étoffe divine. Au bas de la composition, une sculpture en bronze symbolise la Terre. De son épaule s’élance une chouette — symbole de sagesse — qui se dirige vers la sculpture d’un dauphin, créant une impression de connexion entre les éléments de l’espace.
Le fond de carreaux en damier, transformé en silhouette de la France, cache des mots en français et en anglais, invitant le spectateur à un jeu de recherche.
Ce tableau, en plus de se distinguer par sa richesse visuelle, provoque un sourire en proposant au spectateur de voir un lieu bien connu sous un angle inattendu. L’auriculaire, l’étoffe et les penseurs perchés transforment le familier en une histoire pleine d’ironie et de sens.


